A 95 ans je te pensais immortelle, tu étais si forte de caractère que Elisabeth et moi pensions que tu serais centenaire.
Le 22 septembre entre 7h et 8h du matin tu as rendu l’âme, paisiblement, en ne te réveillant plus. Un vieux souhait, enfin exaucé. Ton âme a quitté ton vieux corps.
La cérémonie d’adieu nous a donné l’occasion de te rendre homage en respectant tes souhaits et tes convictions.
Elisabeth et moi, ainsi que Dimitri et Sarah avons pû s’exprimer, honorant ainsi les valeurs que tu nous as transmis.
Nous avons chanté “Die Gedanken sind frei”, “Les pensées sont libres” de Roger Siffert. Cette assertion m’interpelle, les pensées sont-elles vraiment libres?
Ne sommes-nous pas plutôt traverses par des pensées, sans pouvoir les controller? Elles montent en nous et nous traversent comme des nuages dans le ciel.
Elles reflètent la culture du lieu dans lequel on vit et l’héritage, la transmission généalogique.
Ce n’est pas si facile de s’en libérer, le poids de la tradition ne se secoue pas si facilement et j’en sais quelque chose.
Maman, tu as été à la fois un modèle et un anti-modèle pour moi, les deux à la fois.
Un modèle au niveau des valeurs que tu nous as transmis:
- ton combat pour la liberté et la justice. Je dis bien combat car il y avait toujours quelque chose à relever, à délivrer, à rétablir, toujours une cause à defendre. Tu disais d’ailleurs tenir cela de ta grand-mère Pauline que je n’ai pas connu. Elle voulait toujours aider les autres.
L’amour de la nature et le respect de l’environnement
Oser, oser, faire face à ses peurs, aller jusqu’au bout
La parole est souvent précurseur des actes. Le discours, la parole osait toujours denouncer, mais comme nous tous tu n’étais pas parfaite. Le chemin vers la congruence est long et tortueux.
Un anti modèle, qui s’inscrit dans la lutte des femmes pour leur autonomie: ne fais pas comme moi, une injonction que j’ai bien recue.
Ne te marie pas au premier homme que tu rencontres
Fais des études, sois indépendente financièrement, ne depends pas d’un homme. J’entends là toute ta souffrance de ta position de femme mariée qui n’a rien à dire, qui n’a qu’à obéir, ce que tu ne faisais que rarement d’ailleurs. C’est dans la souffrance qu’on enfante un autre monde. Celui qui avait tous les privilèges ne cède pas volontiers du terrain.
J’ai choisi de partir, de me construire ailleurs, au Québec dans les années 70, puis plus tard plus loin encore au Moyen Orient, haut lieu du patriarcat.
Si je n’avais pas trouvé ma liberté intérieure cette experience aurait pû être tout autre.
De retour depuis peu en France je comprends mieux les souffrances des femmes d’ici.
Tu as pû actualiser cette graine de liberté que tu as vécu au travers de mes propres aventures, l’ouverture sur le monde, les autres cultures. Die Tante von America!
Ces dernières années ont été une épreuve pour nous tous. Le long chemin de l’acceptation de l’inévitalbe dénouement.
Tu as été un Témoin du 20ième siècle et de son histoire, subissant l’impact émotif et spiritual de deux guerres mondiales, l’empreinte énergétique transmise via la conscience collective Alsacienne.
Quatre étapes se démarquent dans ma relation à toi:
Jusqu’à 10 ans, tu chantais, tu étais heureuse et nous aussi.
10-19 ans l’adolescence, ce ne fut pas facile, il n’y avait pas suffisamment de place en France pour nous deux, cette histoire fait partie de ma mythologie personnelle.
Puis au fils de mes découvertes et de ma croissance personnelle j’ai voulu te changer, le long apprentissage de l’acceptation de l’autre.
EST, DMA, Reiki, toutes ces experiences qui m’ont permis de grandir et de guérir des blessures passées, je les ai partagées avec toi.
Quand tu venais me rendre visite à Montréal, la première fois tu as redécoré ma maison à ton goût, j’ai laissé faire, mais la deuxième fois j’ai mis la limite.
Je t’ai enmenée dans des aventures folles, que tu adorais, toujours partante. Je me souviens du canoe qui a chaviré avec Colette dans les Laurentides au Nord de Montréal, lors d’une sortie de camping. Tu as aimé ton aventure.
En Inde j’ai coupé mes liens énergétiques avec toi, tu l’as senti, ta lettre en fut témoin.
Une nouvelle vie débuta pour moi, libre de bien des entraves du passé.
La reconciliation, les Noel à Strasbourg, tes visites à Riyadh, je me souviens….
Toutes tes experiences, voyages etc. étaient sujet à poésie, ou écris qui rimaient.J’en ai retrouvé quelques uns qui te reflètent bien. On saura t’y retrouver.
J’ai retrouvé un texte qui résume bien l’héritage que tu m’as laissé et que tu avais écrit à 4 heures du matin le 4 avril 1982, probablement durant une nuit de pleine lune:
Sous l’influence lunaire
Les sorcières
Dans le tas
Toi et moi
Avons des pouvoirs
Magiques
Nos energies, nos intérieurs
Bouillonnent, craquent
Se libèrent
Commen?
Oui comment?
Moi j’écris et toi tu le vis!
Arriver à taire les pensées pour contacter l’immensité, l’infini, le potential inné en nous de creation, de possibilities sans fin…Quand c’est la sienne cela prend une toute autre saveur.
A 95 ans je te pensais immortelle, tu étais si forte de caractère que Elisabeth et moi pensions que tu serais centenaire.
Le 22 septembre entre 7h et 8h du matin tu as rendu l’âme, paisiblement, en ne te réveillant plus. Un vieux souhait, enfin exaucé. Ton âme a quitté ton vieux corps.
La cérémonie d’adieu nous a donné l’occasion de te rendre homage en respectant tes souhaits et tes convictions.
Elisabeth et moi, ainsi que Dimitri et Sarah avons pû s’exprimer, honorant ainsi les valeurs que tu nous as transmis.
Nous avons chanté “Die Gedanken sind frei”, “Les pensées sont libres” de Roger Siffert. Cette assertion m’interpelle, les pensées sont-elles vraiment libres?
Ne sommes-nous pas plutôt traverses par des pensées, sans pouvoir les controller? Elles montent en nous et nous traversent comme des nuages dans le ciel.
Elles reflètent la culture du lieu dans lequel on vit et l’héritage, la transmission généalogique.
Ce n’est pas si facile de s’en libérer, le poids de la tradition ne se secoue pas si facilement et j’en sais quelque chose.
Maman, tu as été à la fois un modèle et un anti-modèle pour moi, les deux à la fois.
Un modèle au niveau des valeurs que tu nous as transmis:
- ton combat pour la liberté et la justice. Je dis bien combat car il y avait toujours quelque chose à relever, à délivrer, à rétablir, toujours une cause à defendre. Tu disais d’ailleurs tenir cela de ta grand-mère Pauline que je n’ai pas connu. Elle voulait toujours aider les autres.
L’amour de la nature et le respect de l’environnement
Oser, oser, faire face à ses peurs, aller jusqu’au bout
La parole est souvent précurseur des actes. Le discours, la parole osait toujours denouncer, mais comme nous tous tu n’étais pas parfaite. Le chemin vers la congruence est long et tortueux.
Un anti modèle, qui s’inscrit dans la lutte des femmes pour leur autonomie: ne fais pas comme moi, une injonction que j’ai bien recue.
Ne te marie pas au premier homme que tu rencontres
Fais des études, sois indépendente financièrement, ne depends pas d’un homme. J’entends là toute ta souffrance de ta position de femme mariée qui n’a rien à dire, qui n’a qu’à obéir, ce que tu ne faisais que rarement d’ailleurs. C’est dans la souffrance qu’on enfante un autre monde. Celui qui avait tous les privilèges ne cède pas volontiers du terrain.
J’ai choisi de partir, de me construire ailleurs, au Québec dans les années 70, puis plus tard plus loin encore au Moyen Orient, haut lieu du patriarcat.
Si je n’avais pas trouvé ma liberté intérieure cette experience aurait pû être tout autre.
De retour depuis peu en France je comprends mieux les souffrances des femmes d’ici.
Tu as pû actualiser cette graine de liberté que tu as vécu au travers de mes propres aventures, l’ouverture sur le monde, les autres cultures. Die Tante von America!
Ces dernières années ont été une épreuve pour nous tous. Le long chemin de l’acceptation de l’inévitalbe dénouement.
Tu as été un Témoin du 20ième siècle et de son histoire, subissant l’impact émotif et spiritual de deux guerres mondiales, l’empreinte énergétique transmise via la conscience collective Alsacienne.
Quatre étapes se démarquent dans ma relation à toi:
Jusqu’à 10 ans, tu chantais, tu étais heureuse et nous aussi.
10-19 ans l’adolescence, ce ne fut pas facile, il n’y avait pas suffisamment de place en France pour nous deux, cette histoire fait partie de ma mythologie personnelle.
Puis au fils de mes découvertes et de ma croissance personnelle j’ai voulu te changer, le long apprentissage de l’acceptation de l’autre.
EST, DMA, Reiki, toutes ces experiences qui m’ont permis de grandir et de guérir des blessures passées, je les ai partagées avec toi.
Quand tu venais me rendre visite à Montréal, la première fois tu as redécoré ma maison à ton goût, j’ai laissé faire, mais la deuxième fois j’ai mis la limite.
Je t’ai enmenée dans des aventures folles, que tu adorais, toujours partante. Je me souviens du canoe qui a chaviré avec Colette dans les Laurentides au Nord de Montréal, lors d’une sortie de camping. Tu as aimé ton aventure.
En Inde j’ai coupé mes liens énergétiques avec toi, tu l’as senti, ta lettre en fut témoin.
Une nouvelle vie débuta pour moi, libre de bien des entraves du passé.
La reconciliation, les Noel à Strasbourg, tes visites à Riyadh, je me souviens….
Toutes tes experiences, voyages etc. étaient sujet à poésie, ou écris qui rimaient.J’en ai retrouvé quelques uns qui te reflètent bien. On saura t’y retrouver.
J’ai retrouvé un texte qui résume bien l’héritage que tu m’as laissé et que tu avais écrit à 4 heures du matin le 4 avril 1982, probablement durant une nuit de pleine lune:
Sous l’influence lunaire
Les sorcières
Dans le tas
Toi et moi
Avons des pouvoirs
Magiques
Nos energies, nos intérieurs
Bouillonnent, craquent
Se libèrent
Commen?
Oui comment?
Moi j’écris et toi tu le vis!
Arriver à taire les pensées pour contacter l’immensité, l’infini, le potential inné en nous de creation, de possibilities sans fin…Quand c’est la sienne cela prend une toute autre saveur.
A 95 ans je te pensais immortelle, tu étais si forte de caractère que Elisabeth et moi pensions que tu serais centenaire.
Le 22 septembre entre 7h et 8h du matin tu as rendu l’âme, paisiblement, en ne te réveillant plus. Un vieux souhait, enfin exaucé. Ton âme a quitté ton vieux corps.
La cérémonie d’adieu nous a donné l’occasion de te rendre homage en respectant tes souhaits et tes convictions.
Elisabeth et moi, ainsi que Dimitri et Sarah avons pû s’exprimer, honorant ainsi les valeurs que tu nous as transmis.
Nous avons chanté “Die Gedanken sind frei”, “Les pensées sont libres” de Roger Siffert. Cette assertion m’interpelle, les pensées sont-elles vraiment libres?
Ne sommes-nous pas plutôt traverses par des pensées, sans pouvoir les controller? Elles montent en nous et nous traversent comme des nuages dans le ciel.
Elles reflètent la culture du lieu dans lequel on vit et l’héritage, la transmission généalogique.
Ce n’est pas si facile de s’en libérer, le poids de la tradition ne se secoue pas si facilement et j’en sais quelque chose.
Maman, tu as été à la fois un modèle et un anti-modèle pour moi, les deux à la fois.
Un modèle au niveau des valeurs que tu nous as transmis:
- ton combat pour la liberté et la justice. Je dis bien combat car il y avait toujours quelque chose à relever, à délivrer, à rétablir, toujours une cause à defendre. Tu disais d’ailleurs tenir cela de ta grand-mère Pauline que je n’ai pas connu. Elle voulait toujours aider les autres.
L’amour de la nature et le respect de l’environnement
Oser, oser, faire face à ses peurs, aller jusqu’au bout
La parole est souvent précurseur des actes. Le discours, la parole osait toujours denouncer, mais comme nous tous tu n’étais pas parfaite. Le chemin vers la congruence est long et tortueux.
Un anti modèle, qui s’inscrit dans la lutte des femmes pour leur autonomie: ne fais pas comme moi, une injonction que j’ai bien recue.
Ne te marie pas au premier homme que tu rencontres
Fais des études, sois indépendente financièrement, ne depends pas d’un homme. J’entends là toute ta souffrance de ta position de femme mariée qui n’a rien à dire, qui n’a qu’à obéir, ce que tu ne faisais que rarement d’ailleurs. C’est dans la souffrance qu’on enfante un autre monde. Celui qui avait tous les privilèges ne cède pas volontiers du terrain.
J’ai choisi de partir, de me construire ailleurs, au Québec dans les années 70, puis plus tard plus loin encore au Moyen Orient, haut lieu du patriarcat.
Si je n’avais pas trouvé ma liberté intérieure cette experience aurait pû être tout autre.
De retour depuis peu en France je comprends mieux les souffrances des femmes d’ici.
Tu as pû actualiser cette graine de liberté que tu as vécu au travers de mes propres aventures, l’ouverture sur le monde, les autres cultures. Die Tante von America!
Ces dernières années ont été une épreuve pour nous tous. Le long chemin de l’acceptation de l’inévitalbe dénouement.
Tu as été un Témoin du 20ième siècle et de son histoire, subissant l’impact émotif et spiritual de deux guerres mondiales, l’empreinte énergétique transmise via la conscience collective Alsacienne.
Quatre étapes se démarquent dans ma relation à toi:
Jusqu’à 10 ans, tu chantais, tu étais heureuse et nous aussi.
10-19 ans l’adolescence, ce ne fut pas facile, il n’y avait pas suffisamment de place en France pour nous deux, cette histoire fait partie de ma mythologie personnelle.
Puis au fils de mes découvertes et de ma croissance personnelle j’ai voulu te changer, le long apprentissage de l’acceptation de l’autre.
EST, DMA, Reiki, toutes ces experiences qui m’ont permis de grandir et de guérir des blessures passées, je les ai partagées avec toi.
Quand tu venais me rendre visite à Montréal, la première fois tu as redécoré ma maison à ton goût, j’ai laissé faire, mais la deuxième fois j’ai mis la limite.
Je t’ai enmenée dans des aventures folles, que tu adorais, toujours partante. Je me souviens du canoe qui a chaviré avec Colette dans les Laurentides au Nord de Montréal, lors d’une sortie de camping. Tu as aimé ton aventure.
En Inde j’ai coupé mes liens énergétiques avec toi, tu l’as senti, ta lettre en fut témoin.
Une nouvelle vie débuta pour moi, libre de bien des entraves du passé.
La reconciliation, les Noel à Strasbourg, tes visites à Riyadh, je me souviens….
Toutes tes experiences, voyages etc. étaient sujet à poésie, ou écris qui rimaient.J’en ai retrouvé quelques uns qui te reflètent bien. On saura t’y retrouver.
J’ai retrouvé un texte qui résume bien l’héritage que tu m’as laissé et que tu avais écrit à 4 heures du matin le 4 avril 1982, probablement durant une nuit de pleine lune:
Sous l’influence lunaire
Les sorcières
Dans le tas
Toi et moi
Avons des pouvoirs
Magiques
Nos energies, nos intérieurs
Bouillonnent, craquent
Se libèrent
Commen?
Oui comment?
Moi j’écris et toi tu le vis!
Arriver à taire les pensées pour contacter l’immensité, l’infini, le potential inné en nous de creation, de possibilities sans fin…Quand c’est la sienne cela prend une toute autre saveur.
A 95 ans je te pensais immortelle, tu étais si forte de caractère que Elisabeth et moi pensions que tu serais centenaire.
Le 22 septembre entre 7h et 8h du matin tu as rendu l’âme, paisiblement, en ne te réveillant plus. Un vieux souhait, enfin exaucé. Ton âme a quitté ton vieux corps.
La cérémonie d’adieu nous a donné l’occasion de te rendre homage en respectant tes souhaits et tes convictions.
Elisabeth et moi, ainsi que Dimitri et Sarah avons pû s’exprimer, honorant ainsi les valeurs que tu nous as transmis.
Nous avons chanté “Die Gedanken sind frei”, “Les pensées sont libres” de Roger Siffert. Cette assertion m’interpelle, les pensées sont-elles vraiment libres?
Ne sommes-nous pas plutôt traverses par des pensées, sans pouvoir les controller? Elles montent en nous et nous traversent comme des nuages dans le ciel.
Elles reflètent la culture du lieu dans lequel on vit et l’héritage, la transmission généalogique.
Ce n’est pas si facile de s’en libérer, le poids de la tradition ne se secoue pas si facilement et j’en sais quelque chose.
Maman, tu as été à la fois un modèle et un anti-modèle pour moi, les deux à la fois.
Un modèle au niveau des valeurs que tu nous as transmis:
- ton combat pour la liberté et la justice. Je dis bien combat car il y avait toujours quelque chose à relever, à délivrer, à rétablir, toujours une cause à defendre. Tu disais d’ailleurs tenir cela de ta grand-mère Pauline que je n’ai pas connu. Elle voulait toujours aider les autres.
L’amour de la nature et le respect de l’environnement
Oser, oser, faire face à ses peurs, aller jusqu’au bout
La parole est souvent précurseur des actes. Le discours, la parole osait toujours denouncer, mais comme nous tous tu n’étais pas parfaite. Le chemin vers la congruence est long et tortueux.
Un anti modèle, qui s’inscrit dans la lutte des femmes pour leur autonomie: ne fais pas comme moi, une injonction que j’ai bien recue.
Ne te marie pas au premier homme que tu rencontres
Fais des études, sois indépendente financièrement, ne depends pas d’un homme. J’entends là toute ta souffrance de ta position de femme mariée qui n’a rien à dire, qui n’a qu’à obéir, ce que tu ne faisais que rarement d’ailleurs. C’est dans la souffrance qu’on enfante un autre monde. Celui qui avait tous les privilèges ne cède pas volontiers du terrain.
J’ai choisi de partir, de me construire ailleurs, au Québec dans les années 70, puis plus tard plus loin encore au Moyen Orient, haut lieu du patriarcat.
Si je n’avais pas trouvé ma liberté intérieure cette experience aurait pû être tout autre.
De retour depuis peu en France je comprends mieux les souffrances des femmes d’ici.
Tu as pû actualiser cette graine de liberté que tu as vécu au travers de mes propres aventures, l’ouverture sur le monde, les autres cultures. Die Tante von America!
Ces dernières années ont été une épreuve pour nous tous. Le long chemin de l’acceptation de l’inévitalbe dénouement.
Tu as été un Témoin du 20ième siècle et de son histoire, subissant l’impact émotif et spiritual de deux guerres mondiales, l’empreinte énergétique transmise via la conscience collective Alsacienne.
Quatre étapes se démarquent dans ma relation à toi:
Jusqu’à 10 ans, tu chantais, tu étais heureuse et nous aussi.
10-19 ans l’adolescence, ce ne fut pas facile, il n’y avait pas suffisamment de place en France pour nous deux, cette histoire fait partie de ma mythologie personnelle.
Puis au fils de mes découvertes et de ma croissance personnelle j’ai voulu te changer, le long apprentissage de l’acceptation de l’autre.
EST, DMA, Reiki, toutes ces experiences qui m’ont permis de grandir et de guérir des blessures passées, je les ai partagées avec toi.
Quand tu venais me rendre visite à Montréal, la première fois tu as redécoré ma maison à ton goût, j’ai laissé faire, mais la deuxième fois j’ai mis la limite.
Je t’ai enmenée dans des aventures folles, que tu adorais, toujours partante. Je me souviens du canoe qui a chaviré avec Colette dans les Laurentides au Nord de Montréal, lors d’une sortie de camping. Tu as aimé ton aventure.
En Inde j’ai coupé mes liens énergétiques avec toi, tu l’as senti, ta lettre en fut témoin.
Une nouvelle vie débuta pour moi, libre de bien des entraves du passé.
La reconciliation, les Noel à Strasbourg, tes visites à Riyadh, je me souviens….
Toutes tes experiences, voyages etc. étaient sujet à poésie, ou écris qui rimaient.J’en ai retrouvé quelques uns qui te reflètent bien. On saura t’y retrouver.
J’ai retrouvé un texte qui résume bien l’héritage que tu m’as laissé et que tu avais écrit à 4 heures du matin le 4 avril 1982, probablement durant une nuit de pleine lune:
Sous l’influence lunaire
Les sorcières
Dans le tas
Toi et moi
Avons des pouvoirs
Magiques
Nos energies, nos intérieurs
Bouillonnent, craquent
Se libèrent
Commen?
Oui comment?
Moi j’écris et toi tu le vis!
Arriver à taire les pensées pour contacter l’immensité, l’infini, le potential inné en nous de creation, de possibilities sans fin…Quand c’est la sienne cela prend une toute autre saveur.
A 95 ans je te pensais immortelle, tu étais si forte de caractère que Elisabeth et moi pensions que tu serais centenaire.
Le 22 septembre entre 7h et 8h du matin tu as rendu l’âme, paisiblement, en ne te réveillant plus. Un vieux souhait, enfin exaucé. Ton âme a quitté ton vieux corps.
La cérémonie d’adieu nous a donné l’occasion de te rendre homage en respectant tes souhaits et tes convictions.
Elisabeth et moi, ainsi que Dimitri et Sarah avons pû s’exprimer, honorant ainsi les valeurs que tu nous as transmis.
Nous avons chanté “Die Gedanken sind frei”, “Les pensées sont libres” de Roger Siffert. Cette assertion m’interpelle, les pensées sont-elles vraiment libres?
Ne sommes-nous pas plutôt traverses par des pensées, sans pouvoir les controller? Elles montent en nous et nous traversent comme des nuages dans le ciel.
Elles reflètent la culture du lieu dans lequel on vit et l’héritage, la transmission généalogique.
Ce n’est pas si facile de s’en libérer, le poids de la tradition ne se secoue pas si facilement et j’en sais quelque chose.
Maman, tu as été à la fois un modèle et un anti-modèle pour moi, les deux à la fois.
Un modèle au niveau des valeurs que tu nous as transmis:
- ton combat pour la liberté et la justice. Je dis bien combat car il y avait toujours quelque chose à relever, à délivrer, à rétablir, toujours une cause à defendre. Tu disais d’ailleurs tenir cela de ta grand-mère Pauline que je n’ai pas connu. Elle voulait toujours aider les autres.
L’amour de la nature et le respect de l’environnement
Oser, oser, faire face à ses peurs, aller jusqu’au bout
La parole est souvent précurseur des actes. Le discours, la parole osait toujours denouncer, mais comme nous tous tu n’étais pas parfaite. Le chemin vers la congruence est long et tortueux.
Un anti modèle, qui s’inscrit dans la lutte des femmes pour leur autonomie: ne fais pas comme moi, une injonction que j’ai bien recue.
Ne te marie pas au premier homme que tu rencontres
Fais des études, sois indépendente financièrement, ne depends pas d’un homme. J’entends là toute ta souffrance de ta position de femme mariée qui n’a rien à dire, qui n’a qu’à obéir, ce que tu ne faisais que rarement d’ailleurs. C’est dans la souffrance qu’on enfante un autre monde. Celui qui avait tous les privilèges ne cède pas volontiers du terrain.
J’ai choisi de partir, de me construire ailleurs, au Québec dans les années 70, puis plus tard plus loin encore au Moyen Orient, haut lieu du patriarcat.
Si je n’avais pas trouvé ma liberté intérieure cette experience aurait pû être tout autre.
De retour depuis peu en France je comprends mieux les souffrances des femmes d’ici.
Tu as pû actualiser cette graine de liberté que tu as vécu au travers de mes propres aventures, l’ouverture sur le monde, les autres cultures. Die Tante von America!
Ces dernières années ont été une épreuve pour nous tous. Le long chemin de l’acceptation de l’inévitalbe dénouement.
Tu as été un Témoin du 20ième siècle et de son histoire, subissant l’impact émotif et spiritual de deux guerres mondiales, l’empreinte énergétique transmise via la conscience collective Alsacienne.
Quatre étapes se démarquent dans ma relation à toi:
Jusqu’à 10 ans, tu chantais, tu étais heureuse et nous aussi.
10-19 ans l’adolescence, ce ne fut pas facile, il n’y avait pas suffisamment de place en France pour nous deux, cette histoire fait partie de ma mythologie personnelle.
Puis au fils de mes découvertes et de ma croissance personnelle j’ai voulu te changer, le long apprentissage de l’acceptation de l’autre.
EST, DMA, Reiki, toutes ces experiences qui m’ont permis de grandir et de guérir des blessures passées, je les ai partagées avec toi.
Quand tu venais me rendre visite à Montréal, la première fois tu as redécoré ma maison à ton goût, j’ai laissé faire, mais la deuxième fois j’ai mis la limite.
Je t’ai enmenée dans des aventures folles, que tu adorais, toujours partante. Je me souviens du canoe qui a chaviré avec Colette dans les Laurentides au Nord de Montréal, lors d’une sortie de camping. Tu as aimé ton aventure.
En Inde j’ai coupé mes liens énergétiques avec toi, tu l’as senti, ta lettre en fut témoin.
Une nouvelle vie débuta pour moi, libre de bien des entraves du passé.
La reconciliation, les Noel à Strasbourg, tes visites à Riyadh, je me souviens….
Toutes tes experiences, voyages etc. étaient sujet à poésie, ou écris qui rimaient.J’en ai retrouvé quelques uns qui te reflètent bien. On saura t’y retrouver.
J’ai retrouvé un texte qui résume bien l’héritage que tu m’as laissé et que tu avais écrit à 4 heures du matin le 4 avril 1982, probablement durant une nuit de pleine lune:
Sous l’influence lunaire
Les sorcières
Dans le tas
Toi et moi
Avons des pouvoirs
Magiques
Nos energies, nos intérieurs
Bouillonnent, craquent
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Commen?
Oui comment?
Moi j’écris et toi tu le vis!
Arriver à taire les pensées pour contacter l’immensité, l’infini, le potential inné en nous de creation, de possibilities sans fin…v
Quand c’est la sienne cela prend une toute autre saveur.
A 95 ans je te pensais immortelle, tu étais si forte de caractère que Elisabeth et moi pensions que tu serais centenaire.
Le 22 septembre entre 7h et 8h du matin tu as rendu l’âme, paisiblement, en ne te réveillant plus. Un vieux souhait, enfin exaucé. Ton âme a quitté ton vieux corps.
La cérémonie d’adieu nous a donné l’occasion de te rendre homage en respectant tes souhaits et tes convictions.
Elisabeth et moi, ainsi que Dimitri et Sarah avons pû s’exprimer, honorant ainsi les valeurs que tu nous as transmis.
Nous avons chanté “Die Gedanken sind frei”, “Les pensées sont libres” de Roger Siffert. Cette assertion m’interpelle, les pensées sont-elles vraiment libres?
Ne sommes-nous pas plutôt traversés par des pensées, sans pouvoir les contrôler? Elles montent en nous et nous traversent comme des nuages dans le ciel.
Elles reflètent la culture du lieu dans lequel on vit et l’héritage, la transmission généalogique.
Ce n’est pas si facile de s’en libérer, le poids de la tradition ne se secoue pas si facilement et j’en sais quelque chose.
Maman, tu as été à la fois un modèle et un anti-modèle pour moi, les deux à la fois.
Un modèle au niveau des valeurs que tu nous as transmis:
- ton combat pour la liberté et la justice. Je dis bien combat car il y avait toujours quelque chose à relever, à délivrer, à rétablir, toujours une cause à defendre. Tu disais d’ailleurs tenir cela de ta grand-mère Pauline que je n’ai pas connu. Elle voulait toujours aider les autres.
L’amour de la nature et le respect de l’environnement
Oser, oser, faire face à ses peurs, aller jusqu’au bout
La parole est souvent précurseur des actes. Le discours, la parole osait toujours dénoncer, mais comme nous tous tu n’étais pas parfaite. Le chemin vers la congruence est long et tortueux.
Un anti modèle, qui s’inscrit dans la lutte des femmes pour leur autonomie: ne fais pas comme moi, une injonction que j’ai bien recue.
Ne te marie pas au premier homme que tu rencontres
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J’ai choisi de partir, de me construire ailleurs, au Québec dans les années 70, puis plus tard plus loin encore au Moyen Orient, haut lieu du patriarcat.
Si je n’avais pas trouvé ma liberté intérieure cette experience aurait pû être tout autre.
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Tu as pû actualiser cette graine de liberté que tu as vécu au travers de mes propres aventures, l’ouverture sur le monde, les autres cultures. Die Tante von America!
Ces dernières années ont été une épreuve pour nous tous. Le long chemin de l’acceptation de l’inévitalbe dénouement.
Tu as été un Témoin du 20ième siècle et de son histoire, subissant l’impact émotif et spiritual de deux guerres mondiales, l’empreinte énergétique transmise via la conscience collective Alsacienne.
Quatre étapes se démarquent dans ma relation à toi:
Jusqu’à 10 ans, tu chantais, tu étais heureuse et nous aussi.
10-19 ans l’adolescence, ce ne fut pas facile, il n’y avait pas suffisamment de place en France pour nous deux, cette histoire fait partie de ma mythologie personnelle.
Puis au fils de mes découvertes et de ma croissance personnelle j’ai voulu te changer, le long apprentissage de l’acceptation de l’autre.
EST, DMA, Reiki, toutes ces experiences qui m’ont permis de grandir et de guérir des blessures passées, je les ai partagées avec toi.
Quand tu venais me rendre visite à Montréal, la première fois tu as redécoré ma maison à ton goût, j’ai laissé faire, mais la deuxième fois j’ai mis la limite.
Je t’ai enmenée dans des aventures folles, que tu adorais, toujours partante. Je me souviens du canoe qui a chaviré avec Colette dans les Laurentides au Nord de Montréal, lors d’une sortie de camping. Tu as aimé ton aventure.
En Inde j’ai coupé mes liens énergétiques avec toi, tu l’as senti, ta lettre en fut témoin.
Une nouvelle vie débuta pour moi, libre de bien des entraves du passé.
La reconciliation, les Noel à Strasbourg, tes visites à Riyadh, je me souviens….
Toutes tes experiences, voyages etc. étaient sujet à poésie, ou écris qui rimaient.J’en ai retrouvé quelques uns qui te reflètent bien. On saura t’y retrouver.
J’ai retrouvé un texte qui résume bien l’héritage que tu m’as laissé et que tu avais écrit à 4 heures du matin le 4 avril 1982, probablement durant une nuit de pleine lune:
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Oui comment?
Moi j’écris et toi tu le vis!
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